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Rwanda : remise en liberté provisoire de l’opposante Victoire Ingabire

Rwanda: remise en liberté provisoire de l’opposante Victoire Ingabire
Dernière mise à jour le 22/04/2010 à 15:01

L’opposante rwandaise Victoire Ingabire, arrêtée mercredi à Kigali et poursuivie par la justice rwandaise pour « association avec un groupe terroriste » et « négation du génocide », a été remise en liberté jeudi et placée sous contrôle judiciaire en attendant son procès.

Le Tribunal de Gasabo à Kigali a ordonné la remise en liberté provisoire de Mme Ingabire, assortie d’une obligation de se présenter chaque lundi devant le juge et d’une interdiction de quitter la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Rentrée d’exil en janvier et candidate déclarée à l’élection présidentielle d?août au Rwanda, Mme Ingabire avait été interpellée mercredi à Kigali et formellement mise en accusation pour « association avec un groupe terroriste, propagation de l?idéologie du génocide, négationnisme (du génocide) et +divisionnisme+ ethnique ».

Elle est notamment accusée d?association avec les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basés dans l?est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le dossier du procureur contre Mme Ingabire est basé sur des faits et des preuves », selon le procureur général Martin Ngoga, pour qui les faits reprochés sont « extrêmement graves et ne doivent pas rester impunis ».

Mme Ingabire est présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), un parti qui n’a pas encore été agréé par les autorités mais qui l’a désignée comme candidate à la présidentielle d’août prochain à laquelle devrait participer Paul Kagame, l’ancien chef rebelle au pouvoir depuis 1994.

Le jour de son retour au Rwanda, le 16 janvier, l?opposante avait demandé, après avoir déposé des gerbes de fleurs à un mémorial du génocide à Kigali, que les auteurs de crimes commis contre les Hutu en 1994 soient également jugés.

Le régime rwandais accuse depuis Mme Ingabire, une Hutu, d’avoir alors nié la réalité du génocide de 1994, au cours duquel au moins 800.000 personnes selon l’ONU, essentiellement Tutsi, avaient été tuées.

Elle a été interrogée à plusieurs reprises par la police et s’est vu interdire fin mars de quitter le territoire.

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